Les deux options en bref
| Salaire | Dividende | |
|---|---|---|
| Déductible pour la société | Oui | Non |
| Construit des droits REER | Oui | Non |
| Cotisation RRQ | Oui (employé + employeur) | Non |
| Cotisation RQAP | Oui | Non |
| Admissible au prêt hypothécaire facilement | Oui | Plus complexe (dépend du prêteur) |
| Permet le fractionnement automatique | Non (sauf REER conjoint) | Possible (actions à diff. catégories) |
Quand le salaire l'emporte
- Vous voulez bâtir des droits REER (jeune entrepreneur, marginal personnel élevé prévu).
- Vous voulez accéder à un congé parental RQAP dans les prochaines années.
- Vous prévoyez demander une hypothèque importante; les prêteurs préfèrent les T4 stables.
- Vous voulez maximiser votre future rente RRQ.
Quand le dividende l'emporte
- Vous êtes en fin de carrière, votre rente RRQ est déjà optimisée et votre REER est rempli.
- Vous voulez laisser de l'argent dans la société pour profiter du taux corporatif réduit (DPE) et faire pousser des placements corporatifs.
- Vous voulez fractionner via une SPCC familiale (mais attention aux règles d'attribution / TOSI).
- Pas besoin de RQAP ni d'hypothèque.
La stratégie « mix »
Le plus fréquent au Québec : se verser un salaire de base (souvent 60 000 $ à 100 000 $) qui maximise les cotisations RRQ + droits REER, et compléter en dividendes selon les besoins. Ça capture les avantages des deux véhicules.
Pièges à éviter
- « Tout dividendes » sans réfléchir : pas de RRQ, pas de REER, pas de RQAP. Sécurité financière à long terme fragilisée.
- Croissance corporative sans stratégie de sortie : à un moment, il faut sortir l'argent (vente, retraite) — la planification fiscale doit être anticipée.
- Cotisations RRQ « pour rien » : si vous êtes proche de la retraite et avez déjà cotisé le maximum (40 années pleines), le salaire perd un de ses avantages.