Plutôt que de chercher au hasard, partez de votre profil. Pour chaque situation typique, on vous indique les calculatrices à utiliser, dans quel ordre, et les pièges les plus fréquents.
Scénario 1
Jeune professionnel avec CELI
Marie, 28 ans, revenu de 60 000 $, premier emploi stable. Pas de propriété. Cherche à bâtir un capital sans s'imposer trop tôt.
Cotiser massivement au REER trop tôt : à 60 000 $, le taux marginal est modéré. Mieux vaut prioriser le CELI et garder ses droits REER pour les années à plus haut revenu.
Oublier le CELIAPP : si l'achat d'une première propriété est envisageable d'ici 15 ans, c'est l'outil le plus avantageux (à voir au Lot 2).
Investir dans des fonds communs à RFG élevé : sur 35 ans, les frais peuvent gruger des dizaines de milliers de dollars.
Maxime et Julie, 35 ans, revenu combiné 150 000 $, hypothèque de 350 000 $ sur une maison de 480 000 $. Veulent savoir s'ils doivent rembourser plus vite ou investir.
Comparer un taux hypothécaire à un rendement boursier nominal : il faut comparer du net après impôt si l'investissement n'est pas dans un compte enregistré.
Ignorer le risque émotionnel : une hypothèque payée procure une tranquillité difficilement chiffrable.
Négliger le CELI familial : avec deux conjoints, l'espace CELI cumulé dépasse souvent les 100 000 $.
Pascal, 42 ans, propriétaire d'une PME québécoise (SPCC) qui dégage 200 000 $ de bénéfice net. Doit choisir entre se verser un salaire, des dividendes ou un mix.
Robert, 58 ans, REER de 350 000 $, CELI de 90 000 $, rente RREGOP attendue à 60 ans. Veut savoir s'il peut prendre sa retraite à 60 ou s'il doit attendre 62.
Outils à utiliser
La calculatrice retraite pour projeter le capital et estimer combien d'années il couvre.
La calculatrice RRQ pour comparer une rente prise à 60, 65 ou 72 ans.
Sauter le REEE : la subvention canadienne (SCEE) peut atteindre 7 200 $ par enfant à vie, plus l'IQEE provincial. Difficile à battre comme rendement initial.
Sous-utiliser le CELI du conjoint à plus faible revenu : c'est aussi un outil de fractionnement informel.
Concentrer les cotisations REER sur le conjoint à plus faible revenu : moins efficace fiscalement.
Karine, 40 ans, designer pigiste, revenu net annuel variable autour de 85 000 $. Pas de société par actions. Doit gérer sa propre fiscalité, ses cotisations et son épargne retraite.
Outils à utiliser
L'estimateur d'impôt Québec pour anticiper l'impôt à payer (incluant cotisations RRQ et RQAP doubles).
Réaliser un gain énorme dans une seule année et entrer dans la tranche supérieure : étaler sur deux années (par exemple en décembre puis janvier) peut réduire le taux marginal.
Ne pas tenir de registre du prix de base rajusté (PBR) — Revenu Québec et l'ARC en demandent la justification.
Oublier les pertes en capital reportées d'années passées.
Comparer en oubliant la fiscalité au retrait : le REER est imposé à la sortie, pas le CELI.
Réinvestir l'économie d'impôt REER ailleurs que dans un autre placement : l'avantage du REER vient en partie du fait qu'on réinvestit le rabais fiscal.
Choisir « tout REER » alors qu'on prévoit retirer dans 3 ans pour acheter une voiture : l'impôt à la sortie peut tout effacer.
Émilie et Sébastien, 30 ans, revenu combiné 110 000 $, locataires payant 1 600 $/mois. Une mise de fonds de 60 000 $ est envisageable. Achat ou continuer à louer + investir?
Comparer « loyer » à « paiement hypothécaire » sans inclure taxes municipales, taxes scolaires, entretien (1 % de la valeur par année est une bonne règle de poche), assurance, frais de copropriété.
Ignorer le coût d'opportunité de la mise de fonds (60 000 $ qui auraient pu être investis).
Se baser sur la croissance immobilière des dernières années comme acquise.
Avertissement : Ces scénarios sont génériques et illustratifs. Ils ne constituent pas un conseil personnalisé. Pour une décision importante, consultez un professionnel autorisé (Pl. Fin., CPA, fiscaliste).
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